L'agriculture urbaine dans le Var

Découvrez un panorama des agricultures urbaines dans le Var.

A l’heure de l’édition 2021 de l’événement national des “48h de l’agriculture urbaine : le rendez-vous de tous les amateurs et les professionnels de l'agriculture urbaine”, le CAUE Var propose un panorama des agricultures urbaines dans le Var. 

 

Quelque chiffres ! Le Département du Var est à 72,8 % couvert de forêts, de garrigues, de steppes, de prairies… de milieux dits “semi-naturels” (source : Occupation du sol 2006-2014 - CRIGE). Les “territoires artificialisés” représentent 13,6 % de la superficie départementale, et les “territoires agricoles”, seulement 12,5 %. C’est une approche quantitative et statistique, une décomposition comptable de nos paysages varois. 

Si l’on se penche sur la carte du Var et sur la répartition géographique de ces différents modes d’occupation du sol, on constate avec surprise que les espaces agricoles et les espaces artificialisés sont en contact direct, en lisière, en situation d’interfaces étroites. 

 

Cela s’explique, en partie, par le fait que les terres planes, meubles et irriguées (celles qui sont les plus fertiles et les plus facilement cultivables) sont aussi celles qui s’urbanisent le plus sous l'extraordinaire pression foncière (notre département présente la croissance démographique la plus forte de la Région PACA). 

 

Cela conduit à l’ouverture suivante : dans le Var, parler d’agriculture urbaine, c’est évoquer le rapport étroit qui existe, se tisse et s’invente au jour le jour entre nos paysages habités et nos paysages cultivés. 

C’est mettre en lumière notre besoin vital d’une alimentation de proximité (dont le caractère précieux s’est révélé au printemps 2020 lorsque le commerce mondial s’est enrayé et que nous avons découvert, ou redécouvert, les paysans qui cultivent les marges de nos villes et de nos agglomérations), source d’emplois non délocalisables et de richesse économique. 

C’est afficher le rôle primordial des sols vivants et perméables dans la transition écologique de nos territoires et dans leur adaptation aux changements climatique.  

C’est évoquer notre besoin partagé de retrouver, au coeur de nos territoires urbains que nous habitons au quotidien, une “nature en ville” et une coprésence heureuse avec les dynamiques saisonnières du vivant non-humain, ingrédients d’un cadre de vie apaisé. 

C’est imposer, au sein des débats qui animent la “fabrique des territoires”, le besoin de préservation des terres fertiles et d’une agriculture en équilibre avec les dynamiques naturelles, et les outils à notre disposition pour, ensemble, faire projet. 

 

A travers une cartographie présentant 10 “projets-exemples à visiter”, un glossaire proposant “les 10 mots de l’agriculture urbaine”, un calendrier des “initiatives varoises” et une boîte à outils de ses actions, le CAUE Var propose un panorama qui se veut partageable, forcément incomplet et évolutif. (document à venir)

 

A travers ses missions de conseil, de sensibilisation, d’information et de formation, le CAUE Var se place en acteur de la préservation et du redéploiement de l’agriculture urbaine, pour des paysages varois heureux, cultivés et partagés.